Connaissez-vous les origines du parfum ?

Beaucoup de personnes savent que le premier parfum à éléments de synthèse est né en 1889 d’un certain André Guerlain mais connaissez-vous les origines du parfum au-delà de ça ?

Laura manipulait machinalement un petit flacon millefiori entre ses doigts tandis qu’elle questionnait ses connaissances en terme de parfumerie.
Comme tout un chacun, elle savait qu’André Guerlain, fils du parfumeur du même nom, avait créé une fragrance de synthèse qui contenait de la vanilline et de la coumarine, à la fin du XIXe siècle.

Elle savait aussi que quelques années plus auparavant, on avait profité de l’essor de l’industrie et de la publicité pour apprendre à fabriquer les flacons en série.
Le but recherché alors était l’alimentation en grosse quantité des grands magasins qui venaient d’apparaître et jouaient déjà ardemment de la réclame sous toutes ses formes.

Mais avant ?

Laura s’était embarquée dans la consultation d’ouvrages divers pour trouver une réponse à sa question et ses lectures étaient comme une machine à remonter le temps.
Et l’arrêt précédent dans l’histoire, c’était l’invention du vaporisateur.

Très loin du “pschitt pschitt” que l’on connaît aujourd’hui, moderne et basique, le premier vaporisateur a un aspect classieux, luxueux, avec les petites pompes manuelles que l’on peut retrouver sur des modèles vintages.
Pourquoi cette différence d’aspect : parce qu’à l’époque on ne parfume pas le corps mais bien les gants et les vêtements !

D’ailleurs, historiquement, le parfumeur est associé au gantier, un métier dérivé de la tannerie.
Sous les yeux de Laura, une carte postale en noir et blanc dévoile la capitale française de la ganterie : Grasse.
Elle sourit : elle est depuis devenue LA ville connue dans le monde de la parfumerie…

Et son statut n’a pas été usurpé car la ville a vu naître les procédés permettant de mieux recueillir l’essence des fleurs fragiles.
En effet, Il faut savoir que l’on préparait autrefois les parfums à partir d’une base (souvent de romarin) et d’essence de térébenthine.

Par ailleurs, Au XIVe siècle, on travaillait avec un alcoolat : l’eau de la reine de Hongrie.
Laura découvre que le parfum est alors basé sur un procédé de macération : la découverte de l’alcool éthylique a permis de diversifier les supports des parfums et s’impose comme une alternative aux huiles et aux graisses; des siècles plus tard on en reviendra aux origines du parfum en évitant l’alcool trop agressif…

Parallèlement à cette découverte, on produisait grâce aux alambics qui avaient été améliorés pour tirer profit d’un système de refroidissement qui facilite la distillation.
Ce type de procédé est encore exploité en de nombreux endroits, notamment dans les distilleries de thym et de lavande en Provence.

Mais tout ça datait d’après le Moyen-Âge et la renaissance.
Laura s’interrogea sur l’avant.
Avait-il existé un produit similaire au parfum à l’aube de l’humanité ?

De nombreuses recherches font remonter les origines du parfum aux peuples sumériens alors installés dans le sud de l’Irak, en Mésopotamie.

Le parfum traverse les époques et transcende l’Histoire : tous les peuples antiques en ont consommé, plutôt massivement, surtout en Egypte, qui possédait de nombreuses et imposantes fabriques à Alexandrie.

L’aura s’étonne : à l’époque, il sert au cours des cultes, comme pour les embaumement, même si on lui connaît déjà un usage “profane”.

On le produisait en broyant, pillant, faisant bouillir puis imprégnant de matière grasses les matières premières.
On y adjoignait des dérivés de racines, écorces, résines, voire des matières animales pour former les bases (muscs) ou servir de fixateur.
Le parfum le plus utilisé à l’époque est encore très connu aujourd’hui : il s’agit de l’encens.

Mais les égyptiens n’ont pas été les seuls à s’intéresser au parfum et à faire prospérer cet artisanat : l’usage des fleurs et la promotion des parfums auprès du peuple venait essentiellement de Chypre qui, comme une majorité de villes phéniciennes et grecques, avait prospéré grâce à ces productions.

Finalement, cette petite révolution, basée sur la culture de la rose, de l’iris, du lys et du jasmin, serait la dernière avant celles que nous avons déjà évoquées.
Ni la période romaine, ni le Moyen-Âge, n’ont écrit dans le grand livre des origines du parfum.

Laura referma le dernier ouvrage de la pile de livres qu’elle venait de consulter.
Une seule question subsistait dans son esprit : après un retour à un parfum sans alcool, sans paraben et sans allergènes, quelles pourraient-être les nouvelles évolutions du parfum ?

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